À quelques semaines d’une assemblée générale déterminante, l’avenir institutionnel du TSG Hoffenheim reste incertain. Entre retour inattendu de Jörg Albrecht, règles électorales complexes et tensions internes, le club du Kraichgau traverse une phase charnière. Explications.
Une candidature définitivement exclue
Interrogé sur une éventuelle candidature au poste de président de l’association sportive du TSG Hoffenheim (e.V.), Jörg Albrecht a été catégorique. L’ancien maire de Sinsheim a exclu toute participation à l’élection du 9 mars.
Albrecht avait quitté ses fonctions à l’automne 2025 pour des raisons de santé, évoquant une maladie grave. Pourtant, il a fait son retour surprise lundi, après la démission de Christoph Henssler. Ce dernier avait assuré l’intérim avant de perdre un bras de fer interne face au camp capitalistique autour de Dietmar Hopp.
Albrecht a expliqué vouloir conduire le club, aux côtés du troisième président Frank Engelhardt, « dans des rails ordonnés jusqu’à l’assemblée générale ». Une mission de transition, mais sans ambition électorale personnelle.
Un système électoral très encadré
La prochaine assemblée générale s’annonce cruciale, mais le paysage des candidatures reste flou. L’invitation a été envoyée le 4 février aux quelque 12 000 membres du club.
Le droit électoral du TSG est cependant particulier. Il faut deux années d’adhésion pour devenir membre ordinaire et obtenir le droit de vote. Pour être éligible au conseil d’administration, il faut ensuite avoir été membre ordinaire pendant au moins un an.
Ces règles, précisées après une modification des statuts à l’été 2025, ont notamment empêché Christoph Henssler de pouvoir se présenter. Cette réforme était intervenue après l’élection d’un candidat proche de la scène ultra.
Soupçons autour d’une liste de membres
Dans ce contexte, l’existence d’un possible candidat soutenu par les groupes organisés de supporters paraît logique. Du côté du camp capitalistique, l’objectif pourrait être de promouvoir un profil jugé moins conflictuel que Henssler.
Un autre élément trouble le climat. La transmission d’une liste de membres a récemment soulevé des interrogations, laissant planer le soupçon d’un possible manquement en matière de protection des données. Selon le club, l’affaire n’est pas encore éclaircie, mais elle serait traitée en priorité. Un rapport intermédiaire existerait déjà selon certaines informations.
Des décisions stratégiques reportées
Avant l’assemblée, aucune décision structurante n’est attendue concernant la direction de la GmbH (la partie sociétale du TSG Hoffenheim). À ce jour, seul Andreas Schicker, responsable du secteur sportif, occupe encore un poste de directeur général.
Les sujets d’avenir devraient être abordés après l’élection, en concertation entre le nouveau conseil et Schicker. Autre point sensible : après le départ de Markus Schütz et Frank Briel, des rumeurs ont évoqué le possible retour de deux employés précédemment suspendus dans le cadre de l’affaire de données, comme successeurs potentiels à la direction.
Le TSG Hoffenheim avance donc vers le 9 mars dans un climat mêlant prudence, incertitude et enjeux politiques majeurs. L’assemblée pourrait redéfinir en profondeur l’équilibre des forces au sein du club
Pour ne rien rater du football Allemand, rendez-vous sur nos réseaux sociaux ainsi que notre site : www.lefussball.com !
Crédit image : Alex Grimm/Getty Images