MUNICH, GERMANY - APRIL 09: Jordanian Hasan Abdullah Ismaik, new investor of TSV 1860 Muenchen arrives for the Second Bundesliga match between TSV 1860 Muenchen and FC Energie Cottbus at Allianz Arena on April 9, 2011 in Munich, Germany. (Photo by Johannes Simon/Bongarts/Getty Images)
Hasan Ismaik, actionnaire majoritaire du TSV 1860 München depuis 2011, a annoncé ce dimanche son intention de vendre ses parts dans le club bavarois. Dans un entretien exclusif accordé à la chaîne ARD dans le cadre du tournage de la série documentaire Rise & Fall of 1860, l’homme d’affaires Jordanien a exprimé son désarroi face à la direction actuelle du club et son souhait de tourner la page.
🗣️ « Je veux juste redevenir un simple fan »
« Je veux vendre le club et simplement redevenir un fan. Le 1860 n’a plus besoin de moi », a-t-il confié, ajoutant que tant qu’il resterait impliqué, le club ne pourrait pas évoluer. Ismaik, âgé de 47 ans, a souligné le manque de respect et de reconnaissance qu’il estime avoir subis durant ses quatorze années d’engagement.
« Depuis 14 ans, j’ai souffert à cause de ces gens. Ce furent des expériences terribles. Il n’y a eu ni reconnaissance, ni respect. Rien du tout », a-t-il déploré.
Crédit photo : Leonhard Simon/Getty Images
📉 Une relation tendue depuis le début
En 2011, Ismaik avait racheté 60 % des parts de la société qui gère la section professionnelle du club (GmbH & Co. KGaA) pour 18 millions d’euros, sauvant ainsi le club de la faillite. Mais son implication n’a jamais été simple. Il a connu la relégation en directe de 2.Bundesliga à la Regionalliga (D4), des désaccords répétés avec les dirigeants et une relation compliquée avec les supporters, exacerbée par la fameuse règle du 50+1 qui limite le pouvoir des investisseurs.
Il a reconnu lui-même certaines erreurs : « Je me reproche de ne pas avoir bien compris le TSV 1860 avant d’acheter. Ni sa culture, ni son histoire, ni la règle du 50+1. J’aurais dû m’en rendre compte plus tôt. »
💰 Une vente à venir, mais pas à n’importe quel prix
Interrogé en direct depuis Abu Dhabi dans Blickpunkt Sport, Ismaik a précisé qu’il n’avait pas encore pris de décision concernant l’acheteur, ni fixé un prix exact. « Il y a plusieurs offres, mais je veux un projet sérieux. Je ne vendrai pas à quelqu’un qui n’a pas de plan », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur l’importance d’un investisseur capable d’assurer l’avenir du club, notamment en construisant un nouveau stade et en permettant au 1860 de remonter en 2. Bundesliga puis en Bundesliga. « S’il y a un plan solide, je soutiendrai », a-t-il ajouté.
💭 Un dernier rêve : un derby en Bundesliga
Malgré son amertume, Ismaik a exprimé un vœu fort : « Je prie pour que ce club rejoue un jour en Bundesliga. Mon rêve serait d’assister à un derby de München entre le FC Bayern et TSV 1860, avant de mourir. »
Crédit photo : Thomas Eisenhuth/Bongarts/Getty Images
Avant de conclure, il a glissé une mise en garde aux potentiels repreneurs : « Celui qui pense pouvoir racheter 1860… ma porte est ouverte. Mais sans 200 ou 300 millions d’euros, ce sera très compliqué. »
📺 Une série documentaire en préparation
L’interview a été réalisée dans le cadre d’une nouvelle série documentaire produite par l’ARD. Intitulée Rise & Fall of 1860, elle retrace l’histoire mouvementée du mythique club de München. La série sera diffusée à partir du 21 octobre sur la plateforme ARD Mediathek.
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Crédit photo : Johannes Simon/Bongarts/Getty Images