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Watzke à propos de Nico Schlotterbeck « Nous ne devons pas nous voiler la face »

DORTMUND, GERMANY - APRIL 11: Nico Schlotterbeck of Borussia Dortmund in action during the Bundesliga match between Borussia Dortmund and Bayer 04 Leverkusen at Signal Iduna Park on April 11, 2026 in Dortmund, Germany. (Photo by Dean Mouhtaropoulos/Getty Images)

L’officialisation de la prolongation de Nico Schlotterbeck jusqu’en 2031 aurait dû être une fête au Signal Iduna Park. Au lieu de cela, elle a cristallisé les tensions. En cause : une clause libératoire, révélée par kicker, qui permettrait au défenseur international de quitter le Borussia Dortmund dès cet été contre un chèque estimé entre 50 et 60 millions d’euros. Face à la gronde, Hans-Joachim Watzke est sorti du silence pour défendre la stratégie du club.

La fin d’un dogme face à la « réalité du marché »

Longtemps, la direction du BVB s’était jurée de bannir les clauses libératoires de ses contrats. Mais le football de 2026 ne laisse plus de place au romantismus. Dans un entretien accordé aux Ruhr Nachrichten, Watzke a admis à demi-mot l’existence de cet accord. « C’est un bon compromis », a-t-il tranché, rappelant que l’objectif prioritaire reste de sécuriser la valeur marchande des joueurs pour éviter de les voir partir libres, un scénario devenu le cauchemar des finances Dortmunders.

Pour le dirigeant de 66 ans, Dortmund ne fait que s’adapter au « State of the art » pratiqué par le FC Bayern München ou le Paris Saint-Germain. Le risque de perdre un cadre sans indemnité est aujourd’hui trop grand par rapport aux sommes investies. « Nous ne devons pas nous voiler la face », a-t-il ajouté, balayant d’un revers de main l’idée que le club puisse encore dicter ses conditions sans concessions majeures.

Entre sifflets et « Echte Liebe » malmenée

Cette explication peine pourtant à convaincre les puristes. Samedi dernier, lors de la défaite contre Bayer 04 Leverkusen, Schlotterbeck a été la cible de sifflets nourris de la part de son propre public. Une réaction qui a exaspéré Carsten Cramer, mais qui trouve un écho chez certaines légendes du club. Jürgen Kohler, s’exprimant sur Sport 1, a notamment fustigé un engagement qui, selon lui, manque de sincérité, égratignant au passage le célèbre slogan « Echte Liebe ».

Watzke a toutefois tenu à souligner l’irréprochabilité du défenseur de 26 ans durant les négociations. Il a également apporté une précision de taille sur le timing : si clause il y a, elle ne pourra pas être activée jusqu’aux dernières heures du mercato le 31 août.

La direction souhaite boucler ses mouvements bien plus tôt pour garantir une stabilité sportive. En verrouillant son joueur jusqu’en 2031 tout en lui laissant une porte de sortie encadrée, Dortmund tente de naviguer à vue dans un football où la fidélité se négocie désormais au prix fort.

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Crédit image : Dean Mouhtaropoulos/Getty Images

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