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Témoignage : « J’ai découvert Schalke… et je suis tombé amoureux »

Présent pour la rencontre où Schalke 04 recevait Hannover 96, notre reporter et photographe, Pierre Balastre, a découvert la Veltins Arena ce dimanche, non sans tomber sous son charme. Récit.

Un séjour typiquement allemand

Réveillé vers 8h dans une auberge à proximité de la gare de Köln, j’embarque pour une correspondance en direction de Duisburg. Au fil des arrêts, les wagons se remplissent peu à peu d’écharpes bleues et blanches aux couleurs du FC Schalke 04. Pas de panique : malgré la complexité infinie du réseau ferroviaire de la région et le fait de ne pas comprendre un mot d’allemand, je suis dans la bonne direction.

Le changement à Duisburg se passe selon la coutume locale : un train d’abord programmé à 11h50 arrive finalement à 12h15, laissant aux supporters le temps de profiter du breuvage magique sur le quai de la gare. En effet, malgré l’horaire avancé lié au match programmé à 13h30, certains ont fait preuve d’une organisation impressionnante en se déplaçant avec de grands sacs de supermarché remplis de canettes de bière pour éviter toute déshydratation avant le coup d’envoi. Malin.

Plus les minutes s’écoulent, plus ma crainte de ne pas arriver à l’heure pour préparer l’avant-match grandit. Ce n’est visiblement pas le cas des locaux, qui semblent habitués aux longues minutes d’arrêt du tramway de Gelsenkirchen, au sein duquel j’étais bien le seul à ne pas porter les couleurs du club.

Une heure et demie avant le coup d’envoi, j’arrive enfin aux abords de la Veltins Arena et découvre un stade qui paraît, à première vue, des plus ordinaires.

Amoureux au premier regard

Après avoir récupéré ma précieuse accréditation, je pénètre dans le stade par l’entrée VIP. Après une légère péripétie, une hôtesse m’escorte et me fait traverser de longs couloirs avant d’arriver sous la pelouse et les tribunes. Oui, sous la pelouse. La Veltins Arena a en effet la particularité d’être extrêmement modulable et possède une pelouse amovible afin de lui faire profiter des quelques heures de soleil de la Ruhr à l’extérieur de l’enceinte.

Nous ressortons ensuite du stade et elle me remet mon précieux chasuble, obligatoire pour accéder au bord du terrain. Je retourne en salle de presse pour grignoter rapidement et envoyer la feuille de match à la rédaction.

À 13h10, je repasse par la fosse puis grimpe sur la pelouse. Les tribunes sont pleines, 62 000 spectateurs sont présents, tout type de personne est représenté, jeunes enfants accompagnés de leurs parents, supporters plus âgés ou groupe de jeunes adultes. La météo est clémente avec un magnifique soleil, le toit rétractable est ouvert : toutes les conditions sont réunies. La « Nordkurve Gelsenkirchen » entame des chants repris par le reste du stade, dont l’hymne du club pendant lequel les supporters font tourner leurs écharpes dans les airs, offrant un spectacle visuel magnifique, bien différent du traditionnel tendu d’écharpes que l’on voit habituellement. Mon cœur était déjà conquis.. le match n’avait même pas commencé.

Un début idéal

Je me place à proximité du point de corner du côté où les locaux attaquent. À côté de moi se trouve le photographe officiel du club, qui semble honoré de voir un média français porter de l’intérêt à son équipe. C’est Edin Dzeko qui fait exploser le stade en ouvrant le score à la 29ème minute. Schalke se montre offensif et domine largement son sujet en première période. Le leader de 2.Bundesliga semble solidement accroché à sa place et en bonne position pour creuser un écart décisif dans la course à la montée. Mi-temps, 2-0. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

Une deuxième mi-temps compliquée

Changement de côté pour moi aussi à la pause, convaincu d’assister à une démonstration. Mais c’était sans compter sur un carton rouge reçu par l’attaquant bosnien, vedette de l’équipe, à la 52ème minute. Le public conteste clairement la décision et lance une bronca assourdissante avant d’applaudir la sortie de son buteur.

Schalke recule peu à peu, mais les chants ne faiblissent pas. À dix minutes de la fin, Hannover bénéficie même d’un penalty. Les sifflets retentissent immédiatement et le staff du club présent au bord terrain ne cache pas sa colère.

Loris Karius repousse brillament la tentative mais sur le corner qui suit, le 96 réduit la marque. Tout est relancé, en témoigne la joie de l’impressionnant contingent de supporters visiteurs qui remplissent un parcage largement agrandi pour l’occasion.

La tension est palpable, mais le volume sonore ne faiblit pas, bien au contraire.

Un dénouement cruel

C’est à la 98e minute que la sanction tombe : but pour Hannover, 2-2. Le parcage explose.

Schalke tenait son match et s’est sabordé. La déception se lit sur les visages des supporters, dont les plus jeunes n’oublient pas de dégainer leurs pancartes pour tenter d’obtenir un maillot des joueurs, venus tout de même saluer leur public qui ne leur en tient pas rigueur. Ils chantent à la gloire de leur équipe et applaudissent leur retour aux vestiaires.

De mon côté, je rejoins la salle de presse pour suivre la conférence du coach et travailler sur les photos réalisées pendant la rencontre. Je quitte le stade trois heures après le coup de sifflet final, le parvis est désert, seuls quelques gobelets en plastique jonchent encore les abords de l’enceinte qui était si pleine quelques heures auparavant.

Je repars conquis du spectacle auquel j’ai assisté tant sur le terrain, avec deux équipes de haut de tableau qui ont assumé leur rang, qu’en tribune, avec un public exceptionnel. 

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Crédit image et texte : Pierre Balastre / Le Fussball Media

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