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De retour en 2. Bundesliga, Cottbus découvre douze années de retard à rattraper !

De retour en 2. Bundesliga, Cottbus découvre douze années de retard à rattraper !

L’Energie Cottbus retrouve la 2. Bundesliga après douze années d’absence, mais son président Sebastian Lemke ne cache pas l’ampleur du chantier. Stade, espaces VIP, terrains d’entraînement, budget : le club brandebourgeois doit désormais rattraper plus d’une décennie d’évolution du football professionnel allemand.

« Douze années de développement » manquées

Sportivement, le retour de l’Energie parmi les 36 meilleurs clubs allemands constitue déjà une immense réussite.

Structurellement, il révèle aussi l’écart qui s’est creusé. Sebastian Lemke résume brutalement la situation : Cottbus a passé douze ans loin de la 2. Bundesliga et a donc manqué douze années de développement à ce niveau.

Pendant que les autres clubs modernisaient leurs infrastructures, développaient leurs espaces commerciaux et professionnalisaient encore leur environnement quotidien, l’Energie a passé plusieurs saisons dans les divisions inférieures avec des moyens très différents. Le retour oblige désormais à accélérer.

Un Stadion der Freundschaft devenu trop ancien

Le Stadion der Freundschaft symbolise ce retard. Des investissements publics récents ont permis de réaliser les adaptations nécessaires pour accueillir de nouveau la 2. Bundesliga, mais Lemke estime que l’enceinte n’a fondamentalement pas été pensée pour le football professionnel moderne.

Le secteur VIP est notamment limité et le stade ne dispose pas des loges devenues courantes chez de nombreux concurrents. Les conditions d’entraînement doivent elles aussi progresser.

Cottbus a reçu au printemps une aide de 1,67 million d’euros du Land Brandenburg, sur une enveloppe de deux millions promise pour accompagner les besoins liés au retour dans le football professionnel.

Le plus petit budget de 2. Bundesliga

L’écart existe également sur le marché sportif. L’Energie s’attend à disposer du plus petit budget du championnat, et de loin selon son président.

Cottbus n’entend pourtant pas changer complètement son identité pour tenter de survivre. Lemke veut conserver le football offensif et courageux qui a accompagné le retour du club.

La prudence financière reste également une nécessité : après les difficultés rencontrées dans son histoire récente, il serait hors de question de mettre en danger la stabilité du club pour tenter de reproduire immédiatement les moyens de formations installées depuis longtemps dans le football professionnel.

Une région qui retrouve son club

Le grand avantage de Cottbus se trouve peut-être ailleurs. Le retour en 2. Bundesliga a recréé une immense attente dans la région. Le Stadion der Freundschaft retrouve les grandes affiches nationales et l’Energie redevient l’un des principaux représentants du football de l’Est allemand au niveau professionnel.

Cette euphorie peut aider le club à accélérer son développement économique. Mais la montée ne règle pas tout.

Sur le terrain, Cottbus doit désormais lutter pour rester en 2. Bundesliga. En dehors, le défi est presque aussi grand : transformer progressivement un club qui avait dû apprendre à fonctionner loin du football professionnel en structure capable de s’y installer durablement.

Douze années ont été perdues. L’Energie vient seulement de commencer à les rattraper.

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Crédit image : Inaki Esnaola/Getty Images

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