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DFB Pokal

Dernier de 2. Bundesliga il y a dix jours, comment le Holstein Kiel a-t-il fait tomber le TSG Hoffenheim en DFB Pokal ?

Dernier de 2. Bundesliga il y a dix jours, comment le Holstein Kiel a-t-il fait tomber le TSG Hoffenheim en DFB Pokal ?

L’Holstein Kiel n’avait toujours pas remporté le moindre match de championnat il y a une semaine. Depuis, les hommes de Tim Walter ont battu le SG Dynamo Dresden (3-0) et éliminé le TSG Hoffenheim en Coupe d’Allemagne, après avoir déjà tenu en échec le Hertha BSC (0-0). Derrière ces résultats, un changement s’est progressivement dessiné : l’entraîneur de 50 ans a accepté de modifier un football auquel il était resté profondément attaché.

Contre le Hertha BSC, Walter avait déjà changé ses habitudes

Il y a moins de deux semaines, l’avenir de Tim Walter sur le banc du Holstein Kiel faisait débat. Derniers de 2. Bundesliga après sept rencontres sans victoire, les Störche accueillaient un Hertha BSC auteur de sept succès en sept journées. Un huitième revers aurait encore fragilisé la position de l’entraîneur, dont le football particulièrement ambitieux avait montré ses limites depuis le début de saison.

Contre les Berliner, Walter a pourtant surpris. Habituellement adepte d’une construction courte depuis sa défense, de nombreux changements de position et d’un pressing agressif très haut sur le terrain, il a choisi de reculer son bloc. Kiel a davantage attendu son adversaire, accepté de défendre sans ballon et utilisé plus régulièrement le jeu long pour progresser. Les 43 % de possession enregistrés face au Hertha traduisaient une approche très éloignée des habitudes de son entraîneur.

Le résultat ? Un match nul sans but, mais surtout les premiers points abandonnés par le leader berlinois. À l’issue de la rencontre, Walter a défendu sa prestation, visiblement agacé que le résultat puisse être jugé insuffisant face à une équipe jusque-là invaincue. De son côté, le directeur sportif Olaf Rebbe a publiquement écarté toute discussion concernant son maintien.

Le 25 octobre, la confirmation est arrivée contre la SG Dynamo Dresden. Avec seulement 37 % de possession, Kiel a remporté son premier match de championnat de la saison (3-0). Le duo Phil Harres–Giorgi Kvilitaia, capable de conserver les ballons longs et de peser sur les défenseurs, a participé à cette nouvelle organisation. Timon Weiner, décisif en arrêtant un penalty, a également permis aux siens de préserver leur avantage.

Un bloc plus compact et la vitesse de Kaprálik

Mercredi soir, face au TSG Hoffenheim, Walter a conservé plusieurs principes apparus lors des dernières rencontres. Son équipe a évolué dans une organisation proche du 4-1-4-1, avec Jonas Meffert chargé de protéger l’axe devant sa défense et Phil Harres seul en pointe. Malgré les absences de Sebastian Schonlau et Steven Skrzybski, Kiel n’a pas cherché à multiplier les prises de risque dans sa propre moitié de terrain.

L’ouverture du score d’Adam Hložek à la onzième minute aurait pourtant pu tout compliquer. Le TSG Hoffenheim a même cru doubler la mise par Tim Lemperle, avant que le but soit annulé pour hors-jeu à la 22e minute. Sur l’offensive suivante, Hiroki Sekine a lancé Adrián Kaprálik dans le couloir droit. Le Slovaque a pris de vitesse Bernardo et trompé Luca Philipp d’une frappe du bout du pied (23e).

Plutôt que d’accumuler les passes pour installer son équipe dans le camp adverse, Walter peut s’appuyer sur la vitesse de Kaprálik pour exploiter immédiatement les espaces. Capable d’atteindre 36,32 km/h cette saison en championnat, le joueur de 24 ans a posé de nombreux problèmes à la défense du TSG Hoffenheim.

Kiel n’a pas dominé territorialement la rencontre. Seulement 44 % de possession sur les 120 minutes et plusieurs périodes de pression, notamment après les entrées de Fisnik Asllani et Adam Daghim à la pause. Mais les Störche ont gagné 55 % de leurs duels et terminé la rencontre avec seize tirs contre treize pour leurs adversaires. Les occasions de Phil Harres et Giorgi Kvilitaia pendant la prolongation auraient même pu éviter l’épreuve des penalties.

Walter a trouvé une réponse à ses problèmes, pas encore une solution définitive

La qualification s’est finalement jouée dans les buts. Titularisé en Coupe à la place de Timon Weiner, Lio Rothenhagen a arrêté la tentative décisive de Mats Rots, après les échecs précédents de Giorgi Kvilitaia et Leon Avdullahu. À seulement 20 ans, le gardien formé au club est devenu le héros d’une soirée qui pourrait marquer un tournant dans la saison du Holstein Kiel.

« On peut être outsider sans être dépourvu de chances », a rappelé Tim Walter après la rencontre, satisfait de l’attitude de ses joueurs dans les phases offensives comme défensives. Il a toutefois confirmé que Weiner conserverait sa place de titulaire en championnat, Rothenhagen restant son gardien pour la Coupe.

Le changement le plus intéressant dépasse donc le simple choix des joueurs. Walter, souvent présenté comme un entraîneur peu disposé à transiger avec ses convictions, a montré qu’il pouvait adapter son football à la situation de son équipe. Le pressing reste présent, les transitions demeurent importantes, mais Kiel ne cherche plus systématiquement à contrôler les rencontres par la possession.

Après avoir résisté au Hertha BSC, battu Dresden puis sorti le TSG Hoffenheim, les Störche devront maintenant confirmer en 2. Bundesliga. Leur prochain déplacement au SpVgg Greuther Fürth, dimanche, dira si cette nouvelle approche peut également leur permettre de retrouver de la régularité en championnat.

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Crédit image : Selim Sudheimer/Getty Images

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