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3.Liga

Deux défaites en trois matchs, le pari André Breitenreiter tourne-t-il déjà au casse-tête à Rostock ?

Deux défaites en trois matchs, le pari André Breitenreiter tourne-t-il déjà au casse-tête à Rostock ?

Arrivé le 21 septembre pour relancer les ambitions du Hansa Rostock, André Breitenreiter connaît des débuts compliqués en 3.Liga. Après une première victoire encourageante à Würzburg, l’ancien entraîneur de Schalke et de Hoffenheim a enchaîné deux défaites contre Meppen (0-2) et Alemannia Aachen (0-2). Son équipe n’a inscrit que deux buts en trois rencontres, tandis que plusieurs problèmes déjà présents sous Daniel Brinkmann persistent.

Une première victoire encourageante, puis deux défaites sans marquer

En septembre, le Hansa Rostock avait décidé de se séparer de Daniel Brinkmann après une lourde défaite contre le Viktoria Köln (0-4). Le club souhaitant donner une nouvelle impulsion à un effectif construit pour jouer la montée en 2.Bundesliga, les dirigeants s’étaient tournés vers André Breitenreiter, ancien entraîneur du SC Paderborn, du FC Schalke 04, de Hannover 96 et du TSG Hoffenheim, également champion de Suisse avec le FC Zürich en 2022.

Après une victoire 11-0 contre le SV Gützkow, pensionnaire de huitième division, en coupe régionale, ses véritables débuts en championnat avaient été encourageants. Rostock s’était imposé sur la pelouse des Würzburger Kickers (2-0), avec des buts de Marco Schuster (76e) et Kenan Fatkić sur penalty (90e+2). Pour la première fois de la saison, le Hansa avait terminé une rencontre de 3.Liga sans encaisser de but.

Mais trois jours plus tard, le retour à l’Ostseestadion a été beaucoup plus compliqué. Face au SV Meppen, qui restait sur cinq rencontres sans victoire, Rostock a monopolisé le ballon sans parvenir à trouver suffisamment de solutions offensives. Les visiteurs ont finalement marqué deux fois sur corner, par Stefan Rankić (73e) et Nikell Touglo (89e), provoquant les premiers sifflets du public depuis l’arrivée du nouvel entraîneur.

Samedi, à Aachen, les mêmes difficultés sont réapparues. Louis Köster a ouvert le score dès la huitième minute, avant que Lukas Scepanik ne double la mise sur coup franc (26e). Les Rostockois ont montré davantage d’intensité après la pause, mais leurs occasions n’ont pas suffi à réduire l’écart. Ils ont également terminé la rencontre à dix après l’expulsion de Jonas Dirkner dans le temps additionnel.

Un football plus direct qui tarde encore à apparaître

Lors de son arrivée, André Breitenreiter avait annoncé vouloir installer un jeu intense, avec davantage de pressing, des transitions rapides et une défense plus compacte. Habitué au 4-4-2 avec deux attaquants, notamment lors de ses précédentes expériences, il a toutefois choisi de conserver une organisation proche du 4-2-3-1 utilisé par Daniel Brinkmann pour ses premières rencontres.

À Würzburg, les Rostocker avaient progressivement pris le contrôle de la rencontre, notamment grâce à l’activité de Leon Dajaku et Niklas Kölle sur le côté gauche. Mais face à Meppen, positionné dans un bloc défensif bas, le Hansa a eu beaucoup plus de difficultés à accélérer le jeu. Malgré une possession importante, les attaquants ont rarement été servis dans de bonnes conditions.

« Nous n’avons pas trouvé dès le début les solutions que nous avions prévues. Contre des adversaires qui défendent aussi bas, il faut trouver cette passe qui permet de débloquer la situation. Au final, nous n’avons pratiquement jamais réussi à mettre nos attaquants en position », avait regretté Breitenreiter après la défaite contre Meppen.

Le déplacement à Aachen devait permettre de corriger ces difficultés. Mais les joueurs du Hansa ont multiplié les pertes de balle en première période, avant de se montrer beaucoup plus entreprenants au retour des vestiaires. Titularisé pour la première fois de la saison, Emil Holten n’a pas réussi à inscrire son premier but, tandis que Niklas Kölle a manqué une occasion importante face au gardien Marcel Riemann.

Des problèmes défensifs toujours présents malgré le changement d’entraîneur

La défense constituait déjà l’un des principaux chantiers identifiés lors de l’arrivée de Breitenreiter. Après sept journées, Rostock avait encaissé 15 buts, une statistique très éloignée des standards d’un candidat à la montée.

Le premier match sans encaisser de but, à Würzburg, avait laissé espérer des progrès. Mais contre Meppen, deux corners ont suffi pour faire tomber le Hansa. À Aachen, c’est cette fois dans le jeu que les difficultés sont apparues, avec une défense prise de vitesse sur l’ouverture du score. La prestation de Luca Unbehaun suscite également des interrogations. Déjà critiqué après le match contre Meppen, le gardien allemand n’a pas été irréprochable sur le coup franc de Scepanik à Aachen. Après la rencontre, André Breitenreiter ne l’a pas épargné.

« Luca Unbehaun peut arrêter le ballon sur le deuxième but, peut-être même qu’il doit l’arrêter. Nous avions suffisamment de temps pour revenir dans la rencontre », a déclaré l’entraîneur au micro de MagentaSport.

Après dix journées, Rostock a désormais encaissé 19 buts en championnat. Sur les trois rencontres dirigées par Breitenreiter, l’équipe a marqué deux fois, sans qu’aucun de ses attaquants ne trouve le chemin du but.

« Pour certains joueurs, c’était peut-être trop difficile »

Après la deuxième défaite consécutive, Breitenreiter s’est montré particulièrement sévère envers certains de ses joueurs. L’ancien entraîneur du Hannover 96 n’a pas seulement regretté les erreurs défensives, mais également le manque de précision et l’attitude de son équipe dans une rencontre disputée devant plus de 24 000 spectateurs.

« On a parfois l’impression qu’on n’arrive tout simplement pas à marquer. Nous avons eu beaucoup de situations favorables dans la surface, mais nous avons offert les deux buts à notre adversaire », a-t-il déclaré sur MagentaSport.

Avant d’ajouter : « Dans cette atmosphère particulièrement électrique, j’ai parfois eu l’impression que c’était peut-être un peu trop difficile pour certains joueurs. »

Florian Carstens a lui aussi reconnu la prestation insuffisante de son équipe : « Nous devons analyser cela et avoir de nouveau des discussions franches en interne. Ce n’était pas bon, il faut le dire clairement. Avec nos ambitions, trois points, ce n’est pas suffisant. »

Avec 15 points après dix journées, le Hansa Rostock compte désormais trois longueurs de retard sur le Rot-Weiss Essen, troisième et actuellement qualifié pour les barrages d’accession. Les joueurs de Breitenreiter retrouveront leur public samedi 24 octobre pour recevoir la Fortuna Düsseldorf, également en difficulté depuis le début de la saison.

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Crédit image : Alex Grimm/Getty Images

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